F.A.Q.

Vous avez une question ?

Voici quelques questions qui nous sont souvent posées. N’hésitez pas à contacter le Cabinet Phôsphoros si vous ne trouvez pas ci-dessous la réponse à votre question.

Notre collectivité dispose d’un monument, d’un site, d’une friche. Pouvez-vous nous conseiller pour y développer un projet culturel en cohérence avec nos politiques territoriales, sociales, économiques, culturelles et en concertation avec nos partenaires et les acteurs du territoire ?

Oui bien sûr ! Nous sommes dans ce cas au cœur de notre métier. Il faudra sans doute prévoir aussi la cohérence entre le projet et le lieu qui l’accueillera. Il faudra probablement que le Maître d’Ouvrage émette un appel d’offre dans le cadre des procédures relatives aux marchés publics. Le Cabinet Phôsphoros s’y soumettra.

Notre structure traverse une crise, nous devons prendre le temps de la réflexion pour un repositionnement éminemment stratégique, le cabinet Phôsphoros peut-il nous accompagner dans cette démarche ?

Oui. Dans la plupart des cas le fait que les responsables d’une structure culturelle estiment traverser une crise est positif. Notre rôle consistera avec les porteurs du projet, dans le cadre probable d’un accompagnement relevant du dispositif DLA, à analyser les causes internes et externes de cette crise et à formuler des préconisations pour franchir une nouvelle étape de développement du projet.

Après une mission d’accompagnement ou une étude, le Cabinet Phôsphoros garde-t-il le contact avec les structures avec lesquelles il a travaillé ?

Oui, chaque fois que cette structure le souhaite. Nous gardons le contact parce que l’avenir d’une équipe avec laquelle nous avons travaillé ne peut pas nous être indifférent. Il arrive souvent, nous appelons cela avec un peu d’humour notre « service après vente », que des questions nous soient encore posées même plusieurs années après une étude ou un accompagnement. Nous y répondons avec grand plaisir, c’est notre part de bénévolat.

S’agissant d’associations, le Cabinet Phôsphoros accorde-t-il une importance particulière aux structures importantes ou institutionnalisées ?

Non. Nous intervenons parfois, notamment dans le cas d’accompagnements, sur des projets portés par un très petit groupe de personnes, tandis qu’à l‘inverse, des missions peuvent nous être confiées à un niveau national, par exemple pour de grandes fédérations d’éducation populaire. Nous aimons aussi accompagner, soutenir des projets qui peuvent sembler au début un peu hasardeux ou pas évidents, atypiques ou même un peu fous. Pour nous, comme l’un de nous l’a écrit dans un livre, l’action culturelle est souvent l’art « de gérer des utopies », c’est-à-dire de conjuguer liberté et rigueur.

Quelles sont les thématiques dans lesquelles le Cabinet Phôsphoros intervient et celles où il se refuse à intervenir ?

Par expérience, nous nous méfions des compétents autoproclamés en tous domaines. Notre compétence est relative à la culture (action culturelle, développement culturel, politiques culturelles, médiation, etc.) Nous intervenons aussi sur des projets connexes. Par exemple, le tourisme, l’environnement, l’éducation populaire, quand il s’agit de projets dans lesquels le patrimoine, la création, les productions artistiques, l’art bien sûr, ont une place significative.
Nous intervenons aussi volontiers sur le domaine fluvial (projets culturels sur des péniches) et le domaine maritime (projets patrimoniaux et culturels sur des vieux gréements) parce que nous avons dans ces domaines une bonne expérience individuelle et collective au titre du Cabinet.

Vous est-il arrivé de refuser ou d’abandonner une mission ?

Refuser oui : quand nous avons le sentiment que le Maître d’Ouvrage souhaite utiliser un cabinet-conseil pour parvenir à des conclusions qu’il veut lui imposer à priori.
Abandonner, oui : deux fois en 20 ans et pour les mêmes raisons.
Nous pensons en effet que le meilleur service que nous pouvons rendre à une collectivité ou à une structure est celui de la franchise, étant entendu que par définition un bureau d’études n’est que force de propositions et que la décision appartient toujours, in fine, au Maître d’Ouvrage.

Le métier de consultant-formateur comporte sans doute des difficultés et des plaisirs. Quel est le plaisir le plus évident ?

Assister discrètement à l‘inauguration d’un équipement culturel dont nous avons, quelques années auparavant, réalisé l’étude de faisabilité ou la définition du projet artistique. Echanger avec les responsables culturels d’un territoire sur le développement local après la mise en œuvre d’une charte de Pays que nous avons rédigée. Etre tout simplement spectateur d’un festival que nous avons contribué à mettre en place. Et surtout sentir que l’on n’aura plus besoin de nous puisque le projet a trouvé toute sa cohérence, a internalisé les compétences professionnelles ou bénévoles dont il avait besoin, a trouvé son public.

Dans votre site, l’expression « accompagnement » est souvent utilisée. On comprend bien qu’il s’agit d’un processus différent de celui des études. Mais pouvez-vous donner un exemple concret de ce que peut être un accompagnement ?

Nous choisissons l’association ECAUSSYSTEME et son festival qui illustre parfaitement ce que peut être et ce que peut produire un accompagnement quand il réussit.

Année 2003 : la commune de GIGNAC, 563 habitants alors, au sein de la Communauté de Communes du Pays de MARTEL dans le Pays Vallée de la Dordogne, au carrefour de trois départements, le Lot, la Corrèze et la Dordogne, de trois régions aussi. La commune est petite, mais ses élus sont volontaires et ils considèrent le développement culturel comme facteur de cohésion sociale, d’animation et de développement durable d’un territoire. Une petite équipe de bénévoles organise diverses manifestations et porte un jeune et encore fragile festival de musiques actuelles essentiellement amplifiées.

Le Pays de la Dordogne conseille aux responsables du festival de musiques actuelles, d’avoir recours à l’ADEFPAT pour une « formation – accompagnement ». Le Cabinet Phôsphoros est choisi pour réaliser cette mission qui sera poursuivie dans le cadre du Dispositif Local d’Accompagnement du Lot.

Principaux objectifs :

  • Analyser et préciser le projet artistique du festival,

  • Définir avec les porteurs du projet une stratégie de développement moyen et long termes, enraciner ce projet culturel en articulation avec les politiques territoriales,

  • Mettre en place les conditions d’organisation nécessaires à la réussite du projet culturel : gestion, administration, social, sécurité, etc,

  • Considérer le projet culturel, son développement quantitatif, qualitatif, en termes de localisation(s) et de positionnement dans le temps,

  • Apporter au groupe une culture et des savoirs communs, l’aider à trouver des solutions pour améliorer son homogénéité,

  • Améliorer éventuellement les niveaux de compétences à proportion du développement et de la montée en qualité de la manifestation.

Année 2016 : 13 ans sont passés ! 14 ème édition pour le festival éco-citoyen et solidaire. Une programmation artistique de grande qualité, 25 000 spectateurs, 400 bénévoles, un village entier très impliqué, une action culturelle tout au long de l’année et des retombées économiques, touristiques, sociales sur le territoire. Des salariés et des bénévoles heureux car « là où il y avait une volonté, il y a eu un chemin ».