DEBATS D’IDEES ET QUESTIONS VIVES

L’histoire
des politiques culturelles

en quelques grandes périodes

En France, depuis l’après guerre, l’histoire des politiques publiques de la culture s’écrit à travers quelques grandes périodes.
Notamment :

Celle du paradigme de la démocratisation culturelle,

venue du Front populaire et revivifiée à la Libération par les mouvements d’éducation populaire partenaires de l’Etat républicain.

Dans les années soixante

et dans un contexte à forte urbanisation, celle des équipements socioculturels confiés aux cadres de l’éducation populaire tandis que se développe avec André Malraux une politique de démocratisation des « œuvres de l’Esprit », éducation et culture ne parvenant que rarement à faire jonction.

Vers la fin des années 70,

avec l’émergence des « politiques culturelles », celle où avec les premiers élus à la culture, leurs instances de concertation, leurs services, l’animateur n’est plus au centre du développement culturel. Les créateurs s’affirment alors comme acteurs initiaux des politiques culturelles et partenaires reconnus de l’Etat et des collectivités locales.

A partir de 1981,

celle où la culture recouvre des champs de plus en plus larges et diversifiés. On lui assigne par exemple mission de participer au rayonnement des collectivités locales (Montpellier, Nantes), puis d’être actrice du développement économique ou contribuer au lien social ou encore à la valorisation des territoires. S’agirait-il de transférer à la culture les échecs d’une société en espérant qu’elle pourrait y remédier ? Cette ambition n’est-elle pas trop grande ? A chacun de se faire une opinion.

Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d’action.

Henri Bergson

Malgré et parce que la crise,
l’impératif culturel

Nous sommes maintenant et depuis la fin des années quatre vingt dix, dans une conjoncture économique et sociale difficile. L’élan culturel n’est pas brisé mais freiné. Dans ce contexte, les politiques culturelles* volontaristes indispensables avant la crise, le sont plus encore maintenant.

les politiques culturelles sont une invention française, née d’une préoccupation constante des pouvoirs monarchiques, impériaux ou républicains de s’accaparer, au nom d’une mystique nationale, la protection d’un patrimoine artistique et par extension d’encourager ce qui le deviendra.

*Selon Jean-Michel DJIAN, journaliste et politicologue français

Les politiques culturelles sont indispensables, étant entendu qu’elles peuvent exister sans mystique nationale ou locale et sans que le pouvoir politique ne s’implique directement dans les choix artistiques.

Dans la situation actuelle, le pire serait, pour cause de difficultés économiques, de diminuer de façon indifférenciée tous les budgets affectés à la culture et dans un même mouvement, afin de ne mécontenter personne, d’essaimer, de saupoudrer les crédits encore affectés à la culture, sans ligne directrice, sans objectif d’ensemble.
L’idée même de politique culturelle est antinomique avec celle d’une approche indifférenciée.

Oui nous avons besoin des politiques culturelles avec ce que cela implique de cohérence. Pour autant, on vient de voir que ces politiques évoluent avec le temps et en fonction de l’idée que l’on se fait de la culture donc de notre civilisation.

Recherchez-vous des consultants
pour animer un colloque, une conférence, un débat ?

« Savoir pour apprendre,
Apprendre pour comprendre,
Comprendre pour agir »

La citation ci-dessus est empruntée à Spinoza. Elle résume l’approche des consultants de Phôsphoros qui ne veulent pas être seulement techniciens, mais se posent constamment, en amont des choix méthodologiques ou techniques, la question du « pourquoi ». A la recherche de réponses qu’ils ne prétendent pas trouver seuls, ils s’investissent fréquemment dans l’organisation, l’animation, la participation à des réflexions, des débats d’idées.

Ils s’engagent dans ces réflexions quand les sujets sont relatifs à des questions vives, qui conditionnent le développement culturel et par conséquent celui des territoires.

Le Cabinet Phôsphoros n’est pas une institution culturelle ou universitaire. Il n’est pas composé d’une équipe de chercheurs, mais il est le partenaire de trois types d’acteurs :

  • Ceux du monde de la recherche,
  • Ceux qui définissent et mettent en œuvre les politiques culturelles,
  • Ceux que l’on appelle souvent les porteurs de projets.

Avec eux, Phôsphoros prend sa part d’une réflexion collective.

Les responsables du Cabinet Phôsphoros ont donc à titre individuel ou au titre de leur bureau d’études, travaillé dans le cadre de différentes universités ou instituts, dirigé ou animé de nombreux ateliers, conférences et colloques. Cette part de leur activité s’intensifie d’ailleurs de jour en jour.

Le Cabinet Phôsphoros est intervenu notamment sur les thématiques suivantes :

Création, patrimoine bâti et politiques rurales
Les associations et la Loi 1901, éléments d’histoire et de réflexion
L’évaluation des politiques culturelles en milieu rural
Les conditions de l’émergence des projets culturels en milieu rural
Tourisme culturel et développement local
Développement culturel et aménagement du territoire
La culture dans ses relations avec l’économie
L’intercommunalité culturelle
Communication culturelle, tourisme culturel, action culturelle, quel équilibre pour que survive la culture ?
Rôles et responsabilités des dirigeants au sein des structures culturelles
La fonction d’employeur dans le spectacle vivant
Emploi et enseignements artistiques
Les structures culturelles face à la loi NOTRe

Crédit photo : Arthur Bramao